La photographie : principe de base

Les réglages de son appareil

Avant toute chose, il est important de bien lire et relire la notice de son appareil photo numérique.

Pour bien utiliser son appareil photo, il est nécessaire de connaître quelques données techniques. La prise d’une photographie consiste tout d’abord à doser la lumière que doit recevoir le capteur numérique de votre appareil pour être correctement exposé (ni trop sombre, ni trop clair). La lumière reçue par votre capteur dépend bien entendu de la scène photographiée (un jour pluvieux sera beaucoup moins lumineux qu’une piste enneigée sous le soleil), mais surtout des choix faits au moment de la prise de vue.

Le principe de fonctionnement de son appareil photo numérique :
La lumière pénètre par la lentille frontale de son objectif. Un dispositif nommé diaphragme dose la lumière qui passe ensuite par la dernière lentille de l’objectif. Un obturateur électronique va s’ouvrir et se fermer plus ou moins rapidement pour découvrir le capteur numérique qui enregistrera l’image. Celle-ci sera traitée par l’ordinateur embarqué de votre appareil.

1 : lentilles de l’objectif
2 : diaphragme de l’objectif
3 : obturateur
4 : capteur numérique

Trois paramètres sont essentiels pour doser la lumière reçue par le capteur numérique :

  • la sensibilité en ISO de votre capteur numérique,
  • la valeur de l’ouverture du diaphragme de votre objectif,
  • la vitesse d’obturation.

La sensibilité en ISO
Les ISO représentent la sensibilité de votre capteur numérique. Par défaut il est souvent calibré à 100 ou 200 ISO mais il peut travailler souvent au-dessus de ces valeurs et parfois en dessous de 100 ISO. A 200 ISO, votre capteur est deux fois plus sensible à la lumière qu’a 100 ISO, à 400 ISO, il est quatre fois plus sensible qu’a 100 ISO… C’est une réplique de l’héritage des pellicules argentiques (100 ISO : plein soleil, 200 ISO : nuageux, 400 ISO : intérieur).

Comme il s’agit ici d’une amplification électronique, des bruits parasites peuvent rapidement apparaître sur votre prise de vue en utilisant des valeurs ISO élevées.
voir l’article sur Comprendre les ISO

L’ouverture (« Aperture » en anglais)
Il s’agit de l’ouverture du diaphragme de votre objectif. A l’intérieur de celui-ci, un jeux de lamelles métalliques permet de faire rentrer plus ou moins de la lumière. Il agit comme la pupille de vos yeux. L’ouverture du diaphragme permet également de jouer sur la profondeur de champs (zones de netteté : jouer ainsi sur le flou et le net).
voir l’article sur le mode priorité à l’ouverture

La durée d’exposition (aussi appelée « Vitesse » ou « Speed » en anglais )
Votre appareil dispose d’un obturateur qui permet de s’ouvrir et de se fermer plus ou moins rapidement. Il permet donc des poses longues (plusieurs secondes) et des poses extrêmement courte (1/8000ème de seconde sur certain appareil).
voir l’article sur le mode priorité à l’ouverture

Les trois paramètres sont extrêmement liés :


En fonction du mode de fonctionnement de votre appareil :

  • En mode tout automatique, c’est l’appareil qui se charge de choisir les trois paramètres pour obtenir la meilleure exposition en tenant compte de la situation (il dispose d’une très grande base de données dans son ordinateur ambarqué).
  • En mode priorité à l’ouverture, vous choisissez la valeur de votre diaphragme (pour jouer sur les zones nettes et celles qui devront être floues) et l’appareil calcule la vitesse d’obturation en tenant compte de la valeur en ISO que vous avez choisie.
  • En mode priorité à la vitesse, vous choisissez la vitesse d’obturation et l’appareil calcule la valeur du diagramme en fonction de la valeur en ISO que vous avez choisie.

La modification d’un des paramètres influe obligatoirement sur les deux autres.

Cela implique donc que nous pouvons avoir plusieurs réglages possibles pour obtenir une bonne exposition.
Il existe également un mode totalement manuel, mais nous ne l’aborderons pas ici.

Que dois-je choisir ?
Cela dépend de l’ambiance que vous voulez transmettre. Le tableau ci-dessous représente bien les différentes solutions en fonction de la situation.

Un autre visuel bien complet :

La photographie : comprendre les ISO

Les bases :
Les ISO représentent l’unité de mesure de la sensibilité à la lumière de votre capteur numérique. Sur les appareils photo, vous avez la possibilité de régler la sensibilité de votre capteur avec des valeurs comme : 100 ISO, 200 ISO, 400 ISO, 800 ISO, 1600 ISO, 3200 ISO (et parfois bien plus avec les appareils reflex).

Cette notion fait référence aux sensibilité des pellicules photographiques en mode argentique. En numérique, c’est le capteur qui remplace la pellicule photographique.


Une ancienne pellicule argentique de 400 ISO et un capteur numérique d’un reflex de dernière génération et qui peut travailler de 100 ISO jusqu’à 12800 ISO.

La règle principale concernant les ISO :

  • Plus la valeur ISO est basse (50, 100 et 200 ISO), moins le capteur de votre appareil est sensible. Cela implique qu’il faudra plus de lumière à votre capteur pour créer une image.
  • Plus la valeur ISO est élevée, plus votre capteur est sensible à la lumière. En contrepartie, vous allez voir apparaître du bruit sous forme de pixels colorés qui peuvent être disgracieux dans les zones sombres de votre photo.

Le bruit numérique :
La plupart des appareils reflex permettent de travailler avec des valeurs en ISO élevées comme 1600 ISO, 3200 ISO et 6400 ISO avec peu de désagrément. Cela n’est pas le cas avec les bridges ou de petits appareils photo pour lesquels ce bruit numérique peut apparaitre très vite à partir de 800 ISO.

Voici deux photographies afin d’observer sous quelle forme apparaît le bruit numérique :

  • La première photographie à été prise à 100 ISO.
  • La seconde photographie à été prise à 3200 ISO.

On remarque qu’avec une valeur en ISO élevée  (ici 3200 ISO), l’image se trouve dégradée par l’apparition de grain et plus particulièrement dans le ciel et les nuages.

Quels valeurs en ISO dois-je utiliser ?

  • Pour des  photos en plein jour, vous allez utiliser une valeur comprise entre 100 et 200 ISO.
  • Pour des photos en intérieur mal éclairé, en concert, vous allez être obligé d’utiliser une sensibilité de 400 ISO et 800 ISO et parfois au-delà (1600 ISO, 3200 ISO… avec un reflex) qui vous permettra de ne pas utiliser votre flash et de conserver l’ambiance de la scène à photographier.

De manière générale :
Il est préférable d’utiliser la valeur la plus faible possible en fonction de la situation.
Le tableau ci-dessous montre bien que plus la valeur ISO est élevée, plus le bruit numérique sera présent.

Pour finir, une petite vidéo d’Objectif Photographe :

 

La photographie : le mode priorité à la vitesse

Les bases :
Chez Nikon, c’est le mode S, chez Canon le mode Tv. Ce mode dit semi-automatique est utilisé lorsque l’on a besoin en général de figer le mouvement car le sujet se déplace rapidement: compétition sportive, véhicule en déplacement, insecte, monde animal… Il suffit de faire tourner la molette de votre appareil pour choisir le mode priorité à la vitesse et ensuite de choisir la vitesse que vous voulez utiliser (via l’écran LCD et ses touches de réglage ou mieux par une molette dédiée sur les appareils reflex).


Les molettes de réglages des reflex Canon et Nikon



Sur l’image ci-dessus, le mode S est bien réglé sur un appareil reflex Nikon.

  
Sur d’autres appareils, il faudra utiliser le plus souvent le pad de navigation situé au dos de l’appareil et naviguer dans les menus de réglages via l’écran LCD.
Ici l’écran d’un Nikon D5300 en mode S avec une vitesse de 1/125ème de seconde.

Réglage de la vitesse grâce à une molette dédiée (Nikon) :
La vitesse de l’obturateur a été réglée à 1/250ème de seconde.

L’obturateur :
L’obturateur des appareils photo permettent des vitesses qui vont généralement de 30 secondes (très lent) à 1/8000ème de seconde (très rapide). Il existe également un mode dit « Bulb » qui permet de laisser l’obturateur ouvert pour de très longues poses comme par exemple des photos du ciel nocturne. L’obturateur des reflex est souvent garanti pour 100 000 déclenchements au minimum.


L’obturateur d’un reflex numérique constitué de lamelles métalliques avec son électronique de commande.

Mais quelle vitesse utiliser en fonction du sujet ?
Pour un homme en marchant, il faut de préférence choisir 1/125ème de seconde, pour un sportif en mouvement il faut plutôt utiliser une vitesse de 1/500ème à 1/1000ème de seconde. Pour des oiseaux comme un aigle, il faut de préférence choisir une vitesse encore plus rapide 1/2000ème de seconde.

Une petite vidéo comme conclusion :

La photographie : le mode priorité à l’ouverture

Les bases :
Chez Nikon, c’est le mode A, chez Canon le mode Av. Ce mode dit semi-automatique couvrira les 90% de vos besoins : portrait, paysage, famille, vacances… vous pouvez presque tout faire avec. Il suffit de faire tourner la molette de votre appareil pour choisir le mode ouverture et ensuite de choisir la valeur du diaphragme de votre objectif (via l’écran LCD et ses touches de réglage ou mieux par une molette dédiée sur les appareils reflex).


Les molettes de réglages des reflex Canon et Nikon


Sur l’image ci-dessus, le mode A est bien réglé sur un appareil Nikon de type reflex.

 
Sur d’autres appareils, il faudra utiliser le plus souvent le pad de navigation situé au dos de l’appareil et naviguer dans les menus de réglages via l’écran LCD.
Ici un Nikon D5300 avec le mode A de sélectionné et un diaphragme de 5.6.

Réglage du diaphragme grâce à une molette dédiée (Nikon) :

La diaphragme de l’objectif a été réglée à F8.

Le diaphragme :
Le diaphragme est un mécanisme qui est présent dans votre objectif. Il est composé de lamelles qui se ferment plus ou moins lorsque vous appuyez sur le déclencheur de votre appareil, pour laisser passer plus ou moins de lumière.


Un objectif avec en son centre son diaphragme.

Le diagramme peut prendre plusieurs valeurs (en fonction de votre objectif).

Dans le tableau ci-dessus, vous voyez que les lamelles laissent un espace plus ou moins ouvert pour faire passer la lumière. Les chiffres que vous voyez à coté, représentent les valeurs du diaphragme : 1.4 – 2 – 2.8 – 4 – 5.6 – 8 etc.

Ce qu’il faut retenir :

  • plus le chiffre est grand plus l’ouverture est petite,
  • plus le chiffre est petit plus l’ouverture est grande.

La profondeur de champ :
Le réglage du diaphragme influe donc sur la quantité de lumière qui passe à travers l’objectif mais également sur la profondeur de champ de votre photographie. En clair, cela permet de contrôler la zone de netteté de votre photographie.

Avec un diaphragme fermé à 32, tout est net (du premier plan à l’arrière plan) alors qu’avec un diaphragme à 2, le sujet principal est net et le fond est flou.

Cela est très visible avec les reflex plein format (FX chez Nikon) ou APS-C (DX chez Nikon). C’est un peu moins le cas avec les bridges ou les petits appareils numérique, car leur capteur numérique est très petit comparé à un reflex et cela a une incidence forte.

Comme toujours, une petite vidéo de chez Objectif Photographe pour illustrer le tout :

Calibrer son écran

Il est nécessaire de calibrer son écran et son imprimante afin que le rendu des couleurs soit le plus proche de la réalité. Un écran mal calibré et c’est la catastrophe assurée. Pour permettre un rendu le plus fidèle des couleurs, il est nécessaire d’investir dans une sonde de calibration (entre 120 et 250 € en fonction des modèles). Parmi les modèles que nous vous conseillons, il y a la Spyder 5 de Datacolor et la i1|Display Pro de chez Xrite.

Pour en savoir encore plus sur la calibration de son écran, il existe un très bon site internet créé par Arnaud Frich qui vous dira tout :

http://www.guide-gestion-des-couleurs.com/comment-calibrer-ecran.html

Comme toujours, une petite vidéo de chez Objectif Photographe :

Bon calibrage à tous !